mercredi 6 mars 2013

Illimité - Tome 1

Illimité - Tome 1 : Connexion - de Ferré, Bonnin, Khaled & Lôthelier - Editions Soleil (20/09/2012)


Histoire :
Un jour Sim et ses copains (Sonny et Mac) décident d’aller faire du camping, de retour à la maison aucun d’entre eux ne se souvient de ce qu’ils ont pu faire durant ce week-end, à croire que quelqu’un ou quelque chose leur aurait effacé la mémoire.
Et puis, une drôle de boite se trouvent dans la chambre de Sim et contenant un appareil qui semble être un téléphone portable mais Sim n’arrive pas à le démarrer. En même temps, on apprend à la télévision qu’il s’est passé quelque chose dans les bois et l’armée est sur place empêchant toute fuite d’information.
Mais lorsque Sonny va arriver à débloquer le téléphone, ils vont se rendre compte que ce téléphone n’aurait jamais dû tomber entre leurs mains et qu’il s’agit d’un super téléphone portable possédant des applications exceptionnelles.


Critique :
Ce premier tome introduit longuement l’apparition de ce super téléphone portable, ce qui a pour sensation de laisser un arrière-goût de trop peu puisque l’on n’en sait pas plus et en même temps un arrière-gout de trop d’informations sur l’apparition de ce téléphone. On est mélangé entre vouloir attendre le second tome pour enfin rentrer véritablement dans l’histoire et par conséquent dans la série, et celle de ne pas lire le second tome au risque d’être déçu.

L’idée d’un téléphone portable possédant des applications exceptionnelles correspond bien à la tendance du moment, celle où chaque marque de téléphone portable essaye de nous attirer vers un nouvel appareil alors que celui que nous possédons à moins de trois mois et cela avec des applications plus qu’alléchantes. Les dessins sont tout à fait dans le ton de l’Edition Soleil, dynamique, jeunes, précis. Il est vrai que le dessin ainsi que les couleurs peuvent avoir pour effet de vous maintenir dans l’histoire, de vous pousser à rester dans la série.

J’espère quand même que l’histoire du second tome ne consistera plus dans l’installation des bases de l’histoire, des repères et qu’on puisse enfin suivre les aventures de Sim, Mac et Sonny.
Je conseillerai cette série à un jeune public.


Note 6/10

Metronom - Tome 3


Metronom - Tome 3 : Opération suicide - de Corbeyran et Gun - Editions Glénat (12/09/2012)



Histoire :
Lynn Forester et Floréal Linman sont actuellement enfermés dans la station orbitale « Fish Eye » et attendent que la sanction tombe afin de pouvoir préserver au mieux les apparences ainsi que l’information véhiculée par l’Etat. Mais, il se peut que quelqu’un décide autrement de leur avenir, ils sont contraints par le Ministre à accepter une mission, une opération secrète, celle de retrouver un dénommé Eugène Warnier. Pour que Lynn et Floréal acceptent la mission, le ministre leur inocule un virus inconnu ayant pour effet que Lynn et Floréal n’auront plus qu’un laps de temps assez court pour vivre.
Parallèlement à cela, le commissaire Radcliffe doit découvrir l’auteur du conte « Le Metronom », pour ce faire, il devra continuer à infiltrer les milieux rebelles et prendre certaines décisions telles que le meurtre pour éviter d’être démasqué ou même dénoncé par l’un de ses pairs.


Critique :
Dans ce troisième tome, on assiste plus à un scénario tourné autour des personnages, on peut suivre un peu plus la cassure et des mots comme coup d’état ou dissident, nous permettre d’émettre comme avis qu’il s’agit plus d’une histoire de type politique, aventure ou thriller politique qu’une série de bande dessinée de science-fiction. On se demande à la fin de ce troisième tome ce qu’il va advenir de Lynn et Floréal ainsi que pour d’autres personnages clés de la série.
Pour ma part, bien que le scénario et les dessins s’harmonisent, se complètent, je trouve que ce tome manque de quelque chose, peut-être est-ce lié à un début un peu lent ou aux dessins qui par moment semblent totalement figées ; telle une capture d’écran. Ce manque de dynamisme, de punch, risque d’en frustrer plus d’un et de faire fuir certains lecteurs. Toutefois, dans ce troisième tome, on assiste à un rebondissement dans la série. Pour les lecteurs ayant pu suivre toute la série, ce rebondissement fait plaisir, pour les nouveaux venus, il vous faudra lire les deux premiers tomes pour pouvoir totalement vous imprégner de l’histoire et pouvoir apprécier cette série.


Note : 7/10

Zodiaque - Tome 7

Zodiaque - Tome 7 : Le jugement de la balance - de Corbeyran et Ullcer - Editions Delcourt (05/09/2012)



Histoire :
A New-York, un procureur dirige une enquête contre le crime organisé, visant ainsi à mettre à néant les familles les plus puissantes de la mafia. Ce procureur est dénommé Benjamin Brass et il est doté en plus de sa capacité de mener à bien une enquête d’un talent caché, celui de sorcier. Brass est capable d’influencer les personnes grâce à son don et à un pendentif très spécial.
Lorsqu’une autre famille mafieuse tombe, le FBI interrogera Benjamin Brass afin de savoir si ses intentions sont pures ou non. Veut-il nettoyer les rues de New York du crime organisé ou devenir le prochain chef d’une famille mafieuse ? Ce sont les questions que le FBI lui posera notamment comment fait-il pour pousser les personnes à témoigner, comment fait-il pour vivre au-dessus de ses moyens,…

Entre son transfert du bureau du FBI et celui de sa prochaine cellule, un convoi d’hommes lourdement armé vont venir enlever le procureur Benjamin Brass, ayant pour conséquence que de nouveaux soupçons vont peser contre lui. Le procureur Benjamin Brass est emmené en Sicile et ne pourra nullement s’en échapper. Il rencontrera un vieil homme capable de lui transmettre l’étincelle ainsi qu’une femme et un jeune enfant…
Après son enlèvement et sa séquestration, le procureur Benjamin Brass démissionne, il sait que son nom a été trainé dans la boue et bien qu’il ait été blanchi, cela ne changera rien à sa vision du bien et du mal, et il ne pourra plus mener à bien son travail comme il le faisait auparavant.


Critique :
Voilà plusieurs mois que cette série a commencé, certains vous diront que la série décroit et qu’il n’y a que déception sur déception et d’autres vous diront que la série est excellente et qu’elle reste dans une continuité.
Pour ma part, ce septième album est parfait, peut-être est-ce lié à ma vision des choses ou encore dès le moment où l’on parle de procureur, bien et mal, justice, j’en frémis. Mais, je ne pense pas que ça soit ça qui fut déterminant dans mon appréciation de ce tome. On découvre une histoire indépendante, si vous n’avez pas lu les six précédents tomes, vous ne serez nullement perdus, et c’est peut-être un côté positif pour une série. Souvent lorsque l’on est fan d’une série, si l’on oublie d’acheter un tome ou qu’un laps de temps assez long s’écoule entre la sortie de plusieurs tomes, vous êtes obligé de vous farcir tous les tomes de la série afin de pouvoir profiter pleinement de l’histoire alors que dans la série Zodiaque, je ne ressens pas cette sensation de devoir supporter la lecture de chaque tome, j’en prends un plaisir peut-être très étrange de les dévorer, de les lire, de les apprécier et de trouver à chaque fois l’histoire un peu plus différent, un peu plus surprenant, un peu plus alléchante.

Dans de nombreuses séries, les personnages sont confrontés à une certaine dualité, à un conflit intérieur ; la série zodiaque ne déroge pas à cette règle puisque le personnage principal, le procureur Bass, poursuit un combat entre le bien et le mal, entre la justice et le crime organisée, et tout au long de l’histoire, cette équilibre sera mis en lumière. Quoi de plus normal, puisque le symbole de la justice n’est autre qu’une balance, l’équilibre que ce soit dans le monde actuel, dans l’univers des médias, dans l’univers de la justice,… doit être maintenu sinon le monde tel que nous connaissons serait plus qu’anarchique ; et cet album traite très bien de ce combat entre le bien et le mal.
En ce qui concerne le dessin, j’ai adoré le passage où le procureur Bass se trouve en Sicile, les couleurs, les dessins dans cette partie-là sont tout bonnement magnifique, on se croirait en Italie et on a qu’une seule envie c’est de manger des « pastas » ! Par contre, certains risquent d’être déçus quant aux dessins relatifs aux personnages, par moment, on a l’impression que la tête par rapport au corps du personnage est légèrement disproportionnée, mais il ne s’agit que d’un tout petit détail qui ne saute pas spécialement aux yeux de tous. Toutefois, les couleurs, les dessins et l’histoire s’harmonisent parfaitement bien, formant un tout cohérent.


Note 7/10

Candy Mountains - Tome 1

Candy Mountains - Tome 1 - de Nikko & Bernard - Editions Ankama (13/09/2012)



Histoire :
Lorsque les patients plongés dans le coma meurent plus souvent que de coutumes, Alice, médecin dans un service de traumatologie s’inquiète. Parallèlement à cela, elle doit gérer des problèmes familiaux entre sa fille et le père de celle-ci ; En effet, sa fille Maya devra dans très peu de temps témoigner à l’encontre de son père pour des faits de maltraitances et sera-t-elle capable? C’est la question que se pose quotidiennement sa mère Alice. Mais ça ne sera pas son seul problème à gérer. Elle devra très rapidement garantir la survie de sa fille ainsi que la sienne.
Lorsqu’Alice et sa fille, Maya, quitte l’hôpital en voiture, sur la route, elles seront victimes d’un terrible accident et seront plongées dans le coma. Et là, un monde parallèle va s’offrir à elles, un monde glauque qui consiste à un hôpital désaffecté où le sentiment de peur permet à un molosse de 120kilos de se matérialiser et dont son seul objectif est de tuer les nouveaux résidents de ce lieu.
Mais les sentiments sont plus durs à contrôler pour un enfant que pour un adulte, elle devra donc arriver à calmer sa fille pour pouvoir s’en sortir vivante de ce lieu et rejoindre le monde réel.


Critique :

Hum, vous dites Candy Mountains, vous pensez peut-être au film américain portant le même nom et sorti en 1988  ou bien au dessin animé racontant l’histoire de licornes se déroulant dans « the Candy Mountains ». Hélas, je me vois dans l’obligation de casser votre élan de joie car il ne s’agit nullement de ces deux références précitées. Il s’agit d’une bande dessinée ayant une histoire assez étrange et ne pouvant nullement être conseillée à un jeune public.
Le premier tome de cette série est excellent, on est en haleine et ce serait un mélange entre la série de film Saw et le film « les autres ». On est pris dans l’histoire dès le début et l’on ressent une difficulté à s’en décrocher. Lorsqu’on arrive à la fin de ce premier tome, un sentiment de révolte nait en vous, puisqu’il vous faudra vous armer de patience pour connaître la suite, le second tome n’étant pas encore sorti.

Il est clair que le premier tome de cette série est révélateur de la qualité du dessin et de l’histoire que les prochains tomes risquent de contenir. Moi, qui déteste lire des histoires d’horreur ou de thriller, afin d’éviter de sombrer dans une paranoïa à chaque sortie dans la vie de tous les jours, j’ai dévoré ce tome et je l’ai apprécié, il s’agit d’un coup de cœur, d’une rencontre entre deux mondes, d’une tournure d’histoire où l’intrigue n’est nullement dévoilée dès la première page. On se pose des questions, on essaye de comprendre, on se demande ce qui va se passer ensuite,… mais arriver à la dernière page, à la dernière case, on se dit NOONNNNNNNNNNNNNN… Ce n’est pas possible, la pauvre Alice et Maya, pourquoi,…

Quant aux dessins et aux couleurs, on a la sensation de se trouver entre deux mondes, entre le manga et la bande dessinée. Du coup, vous allez peut-être vous dire, hum je n’aime pas lorsque deux univers se mélangent, lorsque deux mondes se rencontrent, pour moi ce type de bande dessinée ne me convient pas ; je vous en prie passer outre ce petit détail car cette bande dessinée vous surprendra, vous scotchera à votre fauteuil, vous coupera le souffle et vous laissera totalement bouche bée tel un crapaud gobant les mouches,… Vous vous demanderez comment ces auteurs (Nikko et Bernard) vont écrire le second tome en arrivant à maintenir la barre si haute.
A conseiller à tous publics adultes ou au plus tôt à un public de 16 ans et plus.


Note : 10/10

BURTON - Tome 1



Burton - Tome 1 : Vers les sources du Nil - de Clot, Nikolavitch & Dim-D - Editions Glénat (26/09/2012)




Histoire :
Le Capitaine Richard Francis Burton, irlandais d’origine, est nommé co-commandant d’une expédition ayant pour l’objet la découverte des sources du Nil. Les mécènes de cette expédition apprécient le Capitaine Burton pour ses connaissances, pour les expéditions qu’il a déjà mené par le passé mais son caractère fort ainsi que provocateur, les poussent à nommer un co-commandant qui n’est autre que l’anglais, le Capitaine John Hanning Speke. Outre le caractère du capitaine Richard Francis Burton, un autre élément a été déterminant dans cette décision des mécènes, il s’agit du fait qu’il ne maîtrise pas parfaitement la langue de bois pour pouvoir se faire pleinement accepter par la société londonienne.

On suit les aventures du Capitaine Burton et du Capitaine Speke sur le continent africain. L’expédition rencontrera des difficultés notamment parce qu’il est compliqué de mener correctement une expédition à son terme si les deux leaders ont des approches différentes.
Lorsque les sources du Nil sont découvertes, le Capitaine Burton ne peut se rendre directement à Londres, suite à un problème de santé, faisant confiance à son ami, le Capitaine Speke, Burton lui demande de mettre sur papier toutes les informations découvertes lors de ce voyage, mais d’attendre son retour à Londres pour annoncer cette découverte. Speke n’en fera rien et Burton apprendra qu’il s’est attribué la découverte des sources du Nil.


Critique :
Bien qu’inspiré de faits réels, le scénario tel que repris dans ce tome, n’est qu’une vision que l’auteur a voulu dégager.
Par la suite, on découvre à la fin de la bande dessinée, un dossier historique sur le Capitaine Sir Richard Francis Burton relatant des faits sur la découverte des sources du Nil. Il s’agit du petit plus qui peut faire toute la différence et en l’espèce, elle fait toute la différence. 


Note : 6/10

Alexandra Ledermann - Tome 1

Alexandra Ledermann - Tome 1 : La Pouliche du Désert - de Grisseaux, Ledermann, Ad'Lynh & Armada - Jungle Editions (10/10/2012)



Histoire :
Leila est une jeune adolescente, ayant pour passion l’équitation et se sentant souvent incomprise par sa famille ne partageant pas la même passion. Lorsqu’un jour, en rentrant à la maison, elle n’arrive plus à placer un objet dans un placard, Leila décide de le ranger. Sur une étagère, elle découvre une petite boite poussiéreuse et contenant de vieilles photos ainsi que des lettres. Il semble qu’il s’agit de la boite à souvenir de son grand-père, Ali, mort lorsque sa maman était toute petite. En consultant ces vieilles photos et en lisant les lettres de son grand-père, Leila apprend qu’elle partage la même passion qu’avait son grand-père de son vivant. Il était soldat d’un ancien corps de cavalerie.

A la lecture des lettres d’Ali ainsi qu’au visionnage des photographies, elle apprend qu’il possédait un cheval, un pur-sang arabe dénommé Hoggar et que son grand-père craignait pour la sécurité de son cheval, il avait l’impression que quelqu’un essayait de le lui enlever ou du moins qu’un enlèvement imminent d’Hoggar aurait bientôt lieu.
Ali va tout mettre en œuvre afin de pouvoir garder son ami et confident Hoggar auprès de lui et de veiller à sa sécurité ; toutefois, un soir, il va surprendre les kidnappeurs, il tentera tout pour éviter que ces derniers s’emparent d’Hoggar. Hélas, les kidnappeurs seront sans scrupules et tueront le grand-père de Leila.

A la lecture des lettres, Leila n’a pas encore conscience du trafic de chevaux qui a eu lieu et qui continue d’avoir lieu à Casablanca, elle veut uniquement comprendre pourquoi son grand-père est décédé, ce qui est advenu d’Hoggar et pouvoir en apprendre plus sur sa passion des chevaux. Son désir d’en apprendre plus sur son passé, mènera Leila en compagnie d’Alexandra Ledermann à enquêter sur un trafic de chevaux et à tout faire pour sauver une pouliche dénommée Safi et ressemblant étrangement à Hoggar.


Critique :
Une série destinée à un public d’adolescentes. Les histoires d’Alexandra Ledermann sont essentiellement connues dans le milieu littéraire traditionnel, l’adaptation en bande dessinée est très remarquable. Les fans de la série littéraire ne pourront qu’apprécier la série en bande dessinée. L’histoire est bien faite, il n’y a pas d’éléments non pertinent. Quant aux dessins, j’ai énormément apprécié la qualité du trait tant pour les personnages humains que pour les chevaux. Les chevaux sont dessinés d’une telle manière qu’on a souvent l’impression de ne plus être dans une bande dessinée mais d’admirer une peinture. Les amateurs d’équitation ou de l’animal en lui-même vont agréablement être surpris et probablement apprécier la bande dessinée.


Note : 7/10

Le Singe De Hartlepool

Le Singe de Hartlepool - Oneshot - de Lupano & Moreau - Editions Delcourt (05/09/2012)



Histoire :
Nous sommes en 1814, Napoléon Bonaparte est l’empereur des français et tente par tous les moyens de conquérir d’autres territoires afin d’accroitre son empire. Tout débute, lorsqu’un navire français naviguant sur les eaux de la mer du Nord est pris dans une tempête lorsqu’il longe les côtes de la ville anglaise Hartlepool. Le navire lutte contre la tempête mais cette dernière aura raison de celui-ci et le lendemain matin, les habitants d’Hartlepool (surnommé les  « Monkey Hanger »), vont trouver les restes du navire ainsi qu’un survivant, un singe portant l’uniforme de l’équipage du navire, un uniforme français. La haine que vouent les Monkey Hanger aux français est tellement forte qu’ils vont uniquement s’arrêter sur les apparences  plutôt que sur les faits réels. Ce singe qui autrefois avait été arraché à sa famille, qui a dû s’adapter à l’équipage français, est totalement déboussolé face à des villageois nationalistes, hargneux et en colère. Ce petit singe ne comprend pas la langue et face à des étrangers, il ne peut avoir qu’une réaction étrange et agressive lié à son instinct de survie.
Les habitants d’Hartlepool perçoivent cela comme une attaque à leur nation, à la Reine et organisent un semblant de procès pour au final pendre ce petit être sans défense.  


Critique :
Souvent lorsque l’on ignore quelque chose, l’on préfère soit porter des œillères, soit se retrancher derrière le nationalisme. Cette histoire est inspirée d’une légende locale et les auteurs de cette bande dessinée retracent les faits d’une manière très ressemblants mêlant l’humour avec la tragédie. Le surnom des habitants d’Hartlepool est bel est bien « Monkey Hanger » mais le plus dommage c’est que deux siècles se sont quasiment écoulées et les leçons du passé n’ont pas été assimilées puisqu’ils sont fiers du surnom qu’on leur donne et ne remettent nullement en question les actes de leurs ancêtres. Et des évènements de l’histoire démontrent que l’ignorance est un terrible fléau.

Dans cette bande dessinée, les auteurs auraient pu comme je viens de vous le faire, une leçon de morale et une sorte de carte blanche comme certains quotidiens le font ; mais pas du tout. L’histoire raconte l’aventure de ce navire français ainsi que deux des membres de l’équipage qui échoueront sur cette plage, l’un se fera attraper et l’autre se mêlera à la foule. On peut suivre les idées étriquées des habitants d’Hartlepool tout comme les réactions magnifiques de certains anglais présents sur place. La leçon de morale n’est pas présente mais juste une histoire racontée d’une façon où l’on ne peut que s’attacher à ce singe et où l’on en arrive à sourire à certains passages qui en temps normal nous aurait révolté. L’humour est décalé et les dessins sont de prime abord, assez étranges. Je serai incapable de pouvoir comparer les traits de crayons à un certain type de bande dessinée ou autre, cela me fait juste penser à la capacité du réalisateur cinématographique, Tim Burton, de créer un univers propre à sa pensée, à sa façon d’être. Dans cette bande dessinée, il s’agit d’une première pour le dessinateur et coloriste, Jérémie Moreau ; On a l’impression d’être plongée dans la vieille Angleterre de 1814, grâce à ses traits, à ses couleurs, aux formes du village,… Il s’agit d’un dessin ayant du caractère et au fil de la lecture, tant grâce aux dessins qu’au scénario, on arrive à apprécier cette légende locale développée de façon tragique et humoristique.


Note : 7/10